Fête de la jeunesse camerounaise

Fête de la jeunesse au Cameroun, 60ᵉ édition, quel bilan ?

Hellooo Peuple du Tchapalooo
Comment allez-vous aujourd’hui ? La semaine s’annonce bien, j’espère. Sinon, comme à l’accoutumée, la 60ᵉ édition de la fête de la jeunesse se tiendra ce 11 février.

Toujours accompagné d’une insufflation pour orienter les objectifs sur l’année tant scolairement que personnellement.

Thème de la 60ᵉ édition de la fête de la jeunesse

Jeunesse au cœur des grandes espérances, pour un Cameroun uni, stable et prospère 

À cette occasion, une fois de plus, on apercevra le jour J dans les différentes villes les défilés administratifs des multiples écoles, lycées, collèges et universités que contient le territoire camerounais.

Toutefois, depuis plusieurs jours, des activités culturelles sont organisées au sein de ces instituts. Question de détendre, d’inspirer certains ou encore de déceler des talents qui performeront dans de nombreux domaines. Danse, chant, expositions, sport, etc.

Cependant, si ces activités sont très divertissantes pour les jeunes étant encore au collège, au lycée ou au primaire, il n’en est pas de même pour leurs aînés universitaires et jeunes diplômés qui affrontent d’autres réalités.

Écoliers pour la fête de la jeunesse au Cameroun

Que ressent la jeunesse face aux différents thèmes ?

Les avis ne sont pas si mitigés comme je l’aurais pensé.
Au regard de cette situation précaire qui perdure au pays depuis des années. En effet, les parents se démènent et poussent leurs enfants à effectuer des études dans des cursus souvent plus onéreux les uns que les autres. Prenant ainsi le temps de sélectionner les écoles dites prestigieuses pour offrir un avenir fructueux à leurs descendances. Souvent même sans la validation de ces derniers car, selon les langues, ils ne sont pas les financeurs.
On observe ainsi le 1ᵉʳ détachement chez certains universitaires. N’étant pas décisionnaires de l’orientation qu’ils souhaitent donner à leur vie, ils se rendent dans ces formations par honneur ou pour faire plaisir à leurs parents.

Même lorsqu’ils finissent par braver cette étape, avec un parcours parfois irréprochable, la récompense attendue n’est pas celle que de nombreux jeunes diplômés reçoivent. Ce qui peut marquer le 2ᵉ détachement.

Le 3ᵉ survient souvent lorsque plusieurs années les séparent de l’obtention de leurs diplômes et de la signature d’un contrat dans leurs domaines de prédilection.

C’est ainsi que la recherche des sources de revenus alternatives se met en place. Parce qu’à la fin du mois, il faut payer à minima certaines factures. Et même si plusieurs résident encore chez leurs parents, la pression sociale est telle qu’ils désirent avoir une situation financière pour ne serait-ce qu’entretenir une vie communautaire épanouie.

Alors, les multiples thèmes qui sont publiés d’une année à une autre, ils n’en tiennent plus compte. Car, selon eux, le gouvernement ne fait qu’annoncer des sujets sans jamais rien faire pour la jeunesse.

Les demandes ou axes d’amélioration sont clairs :

  • Un encadrement approfondi dans l’insertion professionnelle
  • Une structuration des offres d’emploi
  • Une meilleure valorisation des compétences à travers une rémunération juste
  • Une restructuration complète du système éducatif pour les plus irrités

Vous pourrez compléter la liste en commentaire, je rajouterai au fur et à mesure.
Mais, faut-il entièrement se reposer sur le gouvernement pour atteindre sa stabilité financière ?

Alors, comment la jeunesse réagit-elle ?

En entreprenant bien sûr, dans tout ce qui pourrait créer et construire leur stabilité financière.
Il est bien vrai que ce mot est devenu tellement vulgaire, une sorte de méli-mélo d’actions qui ne convainc pas toujours le public cible. Néanmoins, on y retrouve quand même de belles créations et success stories.

En effet, cette jeunesse-là n’a pas attendu la réaction du gouvernement, elle s’est adaptée à la situation et a décidé de donner un nouveau souffle à son destin. Certains ont d’ailleurs rejoint l’aventure Au Mboa. Découvrez leurs produits, leurs visions, qui vont bien au-delà de la création de valeur.

En tout cas, la jeunesse que j’ai rencontrée et avec laquelle j’échange a une rage de vaincre. Elle est consciente des enjeux actuels et à venir. Et même si elle est durement critiquée par les aînés, elle reste focalisée sur ses objectifs, à savoir se développer, bâtir un avenir meilleur, de meilleures conditions pour la future génération.

Elle n’est pas très égoïste. Au contraire, elle partage, replonge dans le passé dans le but d’améliorer les pratiques afin de transmettre des valeurs pérennes aux plus jeunes.

Bonne fête de la jeunesse travailleuse à tous…

À très bientôt Au Tchapalooo !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut